Les actions de SHAXHABIGN

Jumelage Emae-Vanuatu/Tanlo Poum et Makira-Vanuatu/ Titch-Poum

SHAXHABIGN a effectué plusieurs actions et ses réflexions marquantes. Sur cette page, nous vous présentons les principales.

  • le jumelage entre deux villages du Vanuatu et deux tribus de Poum

Ce jumelage consiste à effectuer des échanges entre les deux tribus de Poum et deux villages de Vanuatu. Ces échanges concernent le domaine culturel, économique et éducatif.

 Cette action permet de mettre en avant la culture kanak et vanuataise sans apriori. C'est une démonstration que chaque culture respecte l'autre. On a toujours à apprendre de l'autre. C'est une autre devise de l'association.

Oeuvrer pour le destin commun

Continuer les échanges inter-ethniques. Un travail qui n'est pas facile compte tenu des mentalités. Mais l'association ne désespère pas, elle croit fortement à l'intelligence humaine même si les querelles politiques ou poiticiennes ne facilitent pas les choses.

L'association veut simplement rappeler que le destin commun se vit tous les jours et pas dans les discours. Le destin commun, c'est d'abord la reconnaissance de la culture peuple premier, c'est ensuite la reconnaissance des autres cultures. C'est légalement e partage, la solidarité et le respect de l'autre.

Dans cette diversité, où chacune des cultures s'enrichit avec l'apport de l'autre, le destin commun peut trouver son chemin dans la sincérité et dans la paix.

Mais est-ce que nous, tous, sommes prêts à faire cette démarche? Sommes-nous prêts sincèrement à faire un pas vers l'autre sans attendre que fasse le premier?

A travers les différents festivals, l'association essaient d'apporter une réponse à ces questions. Elle constate que la réalité est difficile à changer si les politiques et les coutumiers ne transcendent pas leur sphère respective. Mais ont-ils la volonté d'aller réellement vers le destin commun?

C'est la question qui est posée.

Redonner de la crédibilité à la jeunesse kanak

La jeunesse kanak souffre d'un mal être parce qu'elle n'est pas assez reconnue. S'occupe-t-on assez de cette jeunesse?

C'est la question qui reste posée et que l'association essaie de répondre avec difficulté, consciente que d'autres structures associatives  essaient d'aller également dans ce sens. Mais est-ce que les institutions publiques, politiques, coutumières et religieuses s'en préoccuppent? C'est aussi la question qui reste posée?

La jeunesse kanak continue à s'enfermer.... elle ne trouve pas du travail, car elle n'a pas de formation. Elle peut difficilement se former car elle ne se retrouve pas dans le sytème éducatif existant. Un cercle vicieurx.

Elle ne peut pas aller s'amuser en boîte sans être traiter "de petits délinquants".

Que peut faire cette jeunesse frustrée?  C'est encore la question qui interpelle l'association qui a encore du mal à y répondre. Et les institutions?

La place des métis

L'association Shaxhabign compte parmi ses adhérents, des métis issus des couples mixtes. C'est une réalité à travers le pays mais qui reste pour l'instant tabou. L'association est convaincue que le destin commun, c'est cette réalité. Elle est persuadée que celle-ci le portera et qui le traduira en des actions concrètes.

C'est ce métissage qui fera et qui sera la passerelle entre les cultures. La transition peut se faire sans douleur, si les enfants métis sont éduqués dans le respect des deux cultures dans lesquelles ils sont issus.

C'est un combat quotidien, car ce concept n'est pas encore intégré dans la réalité de tous les jours et dans les discours politiques qui continuent à accentuer la séparation des cultures. Ces mêmes discours qui creusent la division  en instaurant des classements arbitraires des cultures présentes en Nouvelle Calédonie.

Toutes les cultures sont belles, elles sont la création de Dieu. Le métissage est issu de ce mariage de culture et lorsqu'il est assumé, il est resplendissant. Il suffit d'en être fier.


A-t-on le courage de  parler du métissage aujourd'hui?  Encore une question qui reste posée à l'association. Et les politiques dans cette problématique?

La paix de l'homme

L'association place ses actions dans sa foi en Dieu. Les membres sont convaincus que malgré les épreuves qu'ils rencontrent, c'est à chaque fois, une démonstration que Dieu est présent et qu'à chaque action qu'ils font, ils doivent le remercier.

Et des épreuves, l'association en a vu passer mais par sa foi, elle a toujours su se relever.

Des actions qui n'apportent pas forcément des solutions immédiates mais qui peuvent aider à la reconstruction d'une vie, à redonner une lueur d'espoir aux personnes qui souffrent physiquement ou moralement, apportent aussi à soi, une paix intérieure.

C'est aussi la devise de l'association.

La société de consommation dans laquelle on vit, n'amène pas le kanak, l'océanien ou le métis dans une vie paisible. Au contraire, elle a bousculé les organisations sociales et coutumières en instaurant l'égoïsme, l'orgueil, l'individualisme aigü.

Les valeurs de partage, de solidarité, d'humilité, de reconnaissance et de respect ont du mal à trouver leur place dans ce nouvel état d'esprit qui a pénétré même les fonds des vallées.

Est-ce cela la société que l'on veut mettre en place demain? Encore et encore une question qui reste posée à l'association. Et nos décideurs dans tout ça?


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